La robe traditionnelle antillaise

Jeune femme

 

 

Typiques et très féminines, les robes antillaises traditionnelles témoignent d’une volonté, celle de respecter les conventions d’une époque tout en mettant en valeur sa beauté. Généralement associées à une coiffe en madras et à de nombreux bijoux dorés, ces robes pouvaient prendre plusieurs visages, en fonction des situations et des occasions.

La douillette

La douillette est la robe antillaise telle que l’on se l’imagine : serrée à la taille, cette robe pouvait aussi bien être à rayures qu’à carreaux. La douillette est composée de plusieurs éléments dont un jupon blanc, joliment brodé et amidonné. Là pour obtenir un beau volume et avantager la silhouette, il doit également être vu et dépasser légèrement au bas de la robe. Très simple, la douillette était une robe faite pour être portée dans la vie de tous les jours. On la retrouvait dans tous les milieux sociaux mais elle était particulièrement présente dans les classes les plus populaires.

La cotonnade

La cotonnade est une autre variante de la robe traditionnelle antillaise. Dans la plupart des cas, cette robe est confectionnée en madras, un tissu venu de l’Inde qui est devenu, peu à peu, le tissu emblématique des costumes antillais. Ce tissu est particulier car particulièrement coloré, les fils de couleurs vives formant des carreaux et des rayures. En période de fête, cette robe pouvait être confectionnée dans des matières plus nobles et plus précieuses comme la soie ou le satin.

La jupe-chemise

Comme son nom l’indique, la jupe-chemise est une robe constituée d’une longue chemise blanche et d’une jupe. La chemise était un élément précieux de cette robe car brodée avec soin et décorée grâce à la dentelle et à des rubans. Légèrement décolletée, cette chemise servait également de jupon. Pour compléter la tenue, on ajoutait une large jupe, souvent très ample, que l’on serrait à la taille. Pour contraster avec la chemise, cette jupe en madras devait être la plus colorée possible.

Les coiffes créoles

Les coiffes créoles sont la juste prolongation de la robe traditionnelle antillaise et font partie du costume antillais. Du temps de l’esclavage, les femmes n’avaient pas le droit de porter des chapeaux qui étaient réservés aux femmes des colons. Les femmes créoles se sont donc mises à porter ces fameuses coiffes en madras qui, en plus d’être très esthétiques, pouvaient informer les hommes de la situation sentimentale de la femme en question. Ainsi, une femme portant une coiffe à une pointe indiquait que son cœur était à prendre tandis qu’une coiffe à trois pointes indiquait qu’elle était mariée. Cependant, on peut également noter que la coiffe réflète également l’âge de la femme (à dix-huit ans, on troque le foulard pour le madras) ou les circonstances qu’elle traverse. Lorsqu’elle est en deuil, par exemple, sa coiffe est obligatoirement blanche.

Image: soup studio – FotoliaSimilar Posts: